L'Association Sini Nyassigui

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JUSTIFICATION DU PROJET

Les centres urbains burkinabés à l’instar des autres centres urbains africains, connaissent  de plus en plus une explosion démographique liée entre autre à l’exode rural causée par des conditions de vie de plus en plus difficiles dans les campagnes. La croissance de la population des villes africaines pose d’énormes difficultés telles que les problèmes de prise en charge des jeunes. Cette prise en charge concerne l’éducation, la santé, l’emploi et surtout la formation professionnelle.

Au Burkina Faso, la population de Ouagadougou est estimée a environ 2 millions d’habitants. Selon les prévisions, la population de cette ville passera à 2,5 millions d’habitants d’ici 2015, soit un taux d’urbanisation de près de 3,5%. Au regard de cette démographie galopante et de la pauvreté urbaine, le problème de l’éducation se posera de plus en plus avec acuité. Déjà, la plupart des villes connaissent des problèmes d’effectifs pléthoriques, de classes surchargées, d’insuffisance d’écoles et d’enseignements. De ce fait, des centaines de jeunes sont exclus du cycle normal par manque de moyens financiers ou tout simplement par l´impossibilité d’avoir une place disponible.



Conscient de ces problèmes et de leur gravité, le gouvernement du Burkina recherche toutes les collaborations possibles pour améliorer les possibilités éducatives du pays. Dans le cas présent, il cède les locaux de l´école primaire de Dapoya pour la réalisation des cours du soir sans exiger le paiement d´aucun loyer.

C’est dans ce cadre que l’association SINI NYASSIGUI, qui a pris conscience des dangers réels des phénomènes démographiques du Burkina et de leurs implications sur l’avenir de la jeunesse à travers sa branche la plus vulnérable, a décidé de mener son action. L’objectif visé à travers ce projet est d’aider les enfants déscolarisés, exclus du système éducatif classique. La raison de s´impliquer avec les « cours du soir Tolérance » se justifie pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, cette école « nocturne » se situe dans l’un des quartiers les plus pauvres de la capitale (DAPOYA), dont les habitants sont quasi totalement des natifs de l´endroit et non des immigrants. Ces derniers ont une attitude plus combattive face à la misère, puisqu´ils sont venus chercher fortune dans la capitale. Mais les gens de DAPOYA n´ont pas cet esprit. Au contraire, ils sont résignés sur leur sort, d´autant plus que peu d´investissements sont faits dans leur quartier, car il doit être complètement rasé à l´avenir, pour se transformer en une ZACA (Zone d’Activités Commerciales et Administratives). Aussi, le taux d’enfants démunis, exclus du système de scolarisation classique est assez élevé.



Par ailleurs, Sini Nyassigui s´implique aussi dans une autre école, le lycée Jeanne d´Arc, « lycée de jour » de ZONGO, un village agricole à 20 km d’Ouagadougou, sur la route de Bobo Dioulasso. Là coexistent des quartiers plutôt nantis avec des quartiers extrêmement pauvres, en phase de lotissement. Comme ailleurs, les plus démunis qui suivent des études s´arrêtent après avoir passé le Certificat d´Etudes Primaires. C´est pourquoi Sini Nyassigui  a décidé d´accorder des bourses à une série d´enfants de ces quartiers, choisis pour leurs bonnes notes. Ces bourses couvriront le coût de leurs études, livres inclus, et aussi l´achat de sacs de riz pour aider leurs familles à les alimenter.

Dans les deux cas (DAPOYA et ZONGO), il ne s´agit pas simplement de contribuer à l´éducation des jeunes les plus démunis, mais de fournir tous les moyens possibles à ceux qui témoignent d´une très méritante volonté de surmonter les problèmes et de triompher sur l´adversité.


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